Des douleurs de règles qui te plient en deux, une fatigue permanente, des troubles digestifs que personne n’explique, et cette impression que ton corps se retourne contre toi. Si tu lis ces lignes, tu te reconnais peut-être dans ce quotidien. L’endométriose touche 1 femme sur 10 en France, soit environ 2 millions de femmes (source : INSERM). Pourtant, il faut en moyenne 7 ans avant d’obtenir un diagnostic.
L’endométriose n’est pas « juste des règles douloureuses ». C’est une maladie inflammatoire chronique qui affecte ta fertilité, ta vie sociale, ton couple et ta santé mentale. La médecine conventionnelle propose des traitements hormonaux et chirurgicaux indispensables, mais de plus en plus de femmes cherchent aussi des leviers complémentaires pour soulager leurs symptômes au quotidien.
Dans cet article ultra-complet, tu vas comprendre ce qu’est réellement l’endométriose, ses mécanismes, ses formes, comment obtenir un diagnostic, et surtout quelles solutions naturelles peuvent t’accompagner en complément de ton suivi médical. C’est le guide que j’aurais aimé avoir quand j’ai commencé à accompagner des femmes atteintes d’endométriose en cabinet.
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Comprendre l’endométriose : définition et mécanismes
Qu’est-ce que l’endométriose ?
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique dans laquelle du tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) se développe en dehors de la cavité utérine. Ce tissu ectopique réagit aux fluctuations hormonales du cycle : il s’épaissit, saigne et provoque une inflammation locale. Mais contrairement à l’endomètre normal, ce sang n’a pas d’issue pour s’évacuer. Il s’accumule, crée des adhérences, des lésions, parfois des kystes.
Selon l’OMS, l’endométriose est une maladie systémique inflammatoire, et non simplement gynécologique. Elle implique le système immunitaire, le système nerveux central (sensibilisation à la douleur) et le microbiote intestinal.
Les trois formes d’endométriose
On distingue aujourd’hui trois types d’endométriose pelvienne, chacun avec ses caractéristiques :
| Type | Description | Fréquence |
|---|---|---|
| Superficielle (péritonéale) | Lésions en surface du péritoine. La forme la plus courante | Très fréquente |
| Endométriomes (ovarienne) | Kystes sur les ovaires remplis de sang ancien (« kystes chocolat ») | Fréquente |
| Profonde (infiltrante) | Lésions qui s’infiltrent > 5 mm sous le péritoine, peuvent toucher intestin, vessie, uretères | 20-25% des cas |
Un point essentiel : la sévérité des lésions ne correspond pas à l’intensité de la douleur. Une femme avec une endométriose superficielle peut souffrir bien plus qu’une femme avec une forme profonde. C’est pourquoi chaque parcours est unique et mérite une prise en charge individualisée.
Les stades de l’endométriose (classification r-AFS)
La classification internationale distingue 4 stades selon l’étendue des lésions :
- Stade I (minime) : quelques implants isolés, pas d’adhérences
- Stade II (légère) : implants superficiels plus nombreux
- Stade III (modérée) : implants profonds, endométriomes, adhérences
- Stade IV (sévère) : endométriomes volumineux, adhérences étendues, atteinte d’organes
Cette classification a ses limites : le stade ne prédit ni la douleur ni l’impact sur la fertilité. C’est pourquoi les experts parlent aujourd’hui de « types » plutôt que de « stades ».
Les symptômes de l’endométriose : bien plus que des règles douloureuses
Les symptômes classiques
L’endométriose provoque des douleurs chroniques invalidantes dans 70 % des cas. Mais ses manifestations vont bien au-delà des douleurs de règles :
- Dysménorrhée (règles très douloureuses) : le symptôme le plus fréquent. Douleurs pelviennes intenses qui ne cèdent pas aux antalgiques classiques
- Dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels) : surtout en pénétration profonde, souvent liée à des lésions du cul-de-sac de Douglas
- Douleurs pelviennes chroniques : pas uniquement pendant les règles, mais tout au long du cycle
- Troubles digestifs : ballonnements, diarrhée, constipation, douleurs à la défécation (surtout pendant les règles). L’endométriose digestive touche 20 à 25 % des cas
- Troubles urinaires : envie fréquente d’uriner, douleurs à la miction, sang dans les urines (si atteinte vésicale)
- Infertilité : 30 à 40 % des femmes atteintes d’endométriose rencontrent des difficultés à concevoir
Les symptômes moins connus
Au-delà de la triade classique, l’endométriose s’accompagne souvent de :
- Fatigue chronique intense : l’inflammation systémique épuise le corps. Consulte notre article sur l’asthénie et ses solutions naturelles
- Troubles de l’humeur : anxiété, dépression. La douleur chronique et l’inflammation cérébrale contribuent à l’impact psychologique
- Endo belly : ventre gonflé spectaculairement, pouvant donner l’impression d’une grossesse de plusieurs mois. Lié à l’inflammation et aux adhérences. Consulte notre article sur le ventre gonflé
- Douleurs sciatiques ou lombaires : quand les lésions touchent les nerfs pelviens
- Brain fog : difficultés de concentration, mémoire trouble. L’inflammation chronique affecte les fonctions cognitives
💡 Le conseil de Mary : Si tes douleurs de règles t’empêchent d’aller travailler, si tu dois t’absenter de l’école ou si les antidouleurs classiques ne suffisent plus, ce n’est PAS normal. Parles-en à ton médecin ou gynécologue et demande explicitement un bilan d’endométriose. Tu as le droit d’être prise au sérieux.
Les causes de l’endométriose : ce qu’on sait aujourd’hui
La menstruation rétrograde (théorie de Sampson)
La théorie la plus connue est celle de la menstruation rétrograde : pendant les règles, une partie du sang reflue par les trompes de Fallope vers la cavité pelvienne, transportant des cellules endométriales qui s’implantent sur les organes voisins. Ce phénomène est observé chez 90 % des femmes, mais seulement 10 % développent une endométriose. D’autres facteurs sont donc en jeu.
Le dérèglement immunitaire
Chez les femmes atteintes d’endométriose, le système immunitaire ne parvient pas à éliminer les cellules endométriales ectopiques. Des études publiées dans PubMed montrent une augmentation des cytokines pro-inflammatoires, des macrophages dysfonctionnels et une réduction des cellules NK (natural killer) dans le liquide péritonéal. C’est pourquoi les femmes atteintes d’endométriose sont plus susceptibles de développer d’autres maladies auto-immunes (thyroïdite de Hashimoto, lupus, MICI).
La composante hormonale : dominance œstrogénique
L’endométriose est une maladie œstrogéno-dépendante. Les lésions endométriosiques possèdent leurs propres récepteurs aux œstrogènes et peuvent même produire localement des œstrogènes via l’enzyme aromatase. C’est un cercle vicieux : les œstrogènes stimulent la croissance des lésions, qui produisent plus d’œstrogènes. Pour comprendre ce mécanisme, consulte notre article sur la dominance en œstrogènes.
Les facteurs génétiques et environnementaux
- Génétique : le risque est multiplié par 5 à 7 si une parente au premier degré est atteinte
- Perturbateurs endocriniens : les dioxines, bisphénols et phtalates sont associés à un risque accru. L’ANSES reconnaît leur rôle dans les pathologies hormono-dépendantes
- Ménarche précoce : des premières règles avant 12 ans augmentent l’exposition cumulée aux œstrogènes
- Microbiote déséquilibré : les recherches récentes montrent un lien entre dysbiose intestinale, inflammation systémique et endométriose
⚠️ Point vigilance : L’endométriose n’est PAS causée par le stress, le mode de vie ou un « mauvais karma ». C’est une maladie multifactorielle avec une forte composante génétique et immunitaire. Aucune femme n’est « responsable » de son endométriose. En revanche, le mode de vie peut influencer l’intensité des symptômes.
Diagnostic : comment savoir si tu as de l’endométriose
Les examens de première intention
Le parcours diagnostique commence par :
- L’interrogatoire clinique : un médecin formé peut suspecter l’endométriose sur la base de tes symptômes (douleurs cycliques, dyspareunie, troubles digestifs)
- L’examen gynécologique : peut révéler des nodules douloureux, surtout dans le cul-de-sac postérieur
- L’échographie pelvienne endovaginale : réalisée par un radiologue spécialisé, elle détecte les endométriomes et certaines lésions profondes
- L’IRM pelvienne : l’examen de référence pour cartographier les lésions profondes et planifier une éventuelle chirurgie
Les nouvelles avancées diagnostiques
La cœlioscopie (chirurgie exploratrice) n’est plus recommandée comme outil diagnostique de première intention. Deux avancées marquantes :
- Le test salivaire Endotest® (ZIWIG) : développé en France, il identifie une signature de 109 microARN dans la salive. Il est recommandé par la HAS quand l’imagerie est non concluante. C’est une révolution pour réduire l’errance diagnostique
- Le diagnostic clinique : les recommandations internationales permettent désormais de poser un diagnostic sans chirurgie, sur la base des symptômes, de l’examen clinique et de l’imagerie. L’objectif : démarrer le accompagnement plus tôt
Si tu suspectes une endométriose, demande à ton médecin de t’orienter vers un centre expert en endométriose (il en existe dans chaque région en France). Ces centres regroupent gynécologues, radiologues et chirurgiens spécialisés.
Solutions naturelles pour accompagner l’endométriose

⚠️ Point vigilance : Les solutions naturelles ne guérissent pas l’endométriose. Aucun complément, aucune plante, aucun régime ne peut faire disparaître les lésions. En revanche, elles peuvent significativement réduire l’inflammation, soulager la douleur et améliorer la qualité de vie en complément du suivi médical. Ne modifie jamais ton accompagnement médical sans avis de ton médecin.
1. L’alimentation anti-inflammatoire : le levier n°1
L’endométriose est une maladie inflammatoire. L’alimentation est ton premier outil pour moduler cette inflammation au quotidien. Le régime méditerranéen est le modèle alimentaire le plus étudié et le plus recommandé :
À privilégier :
- Oméga-3 : sardines, maquereau, saumon sauvage, graines de lin moulues, noix. Les oméga-3 (EPA/DHA) réduisent les prostaglandines pro-inflammatoires PGE2 impliquées dans la douleur endométriosique. Vise 2 000 mg d’EPA+DHA/jour
- Crucifères : brocoli, chou-fleur, chou kale, roquette. Ils contiennent du DIM et du sulforaphane qui favorisent la détoxification hépatique des œstrogènes en excès
- Antioxydants : fruits rouges (myrtilles, framboises), curcuma, gingembre, thé vert. Ils neutralisent le stress oxydatif qui aggrave les lésions
- Fibres (30 g/jour minimum) : légumes, légumineuses, céréales complètes. Les fibres fixent les œstrogènes dans le tube digestif et favorisent leur élimination
- Graines de lin moulues : 1 à 2 c. à soupe/jour. Riches en lignanes, elles modulent l’activité œstrogénique
À limiter ou éviter :
- Viande rouge : une méta-analyse montre un risque accru d’endométriose chez les grandes consommatrices (> 2 fois/semaine)
- Produits laitiers de vache : contiennent des facteurs de croissance (IGF-1) et des hormones qui peuvent stimuler la prolifération des lésions. Préférer les alternatives végétales ou le lait de brebis/chèvre
- Gluten : une étude italienne (Marziali et al.) a montré une réduction de la douleur chez 75 % des femmes après 12 mois de régime sans gluten. L’hypothèse : le gluten augmente la perméabilité intestinale et l’inflammation systémique
- Alcool : augmente les œstrogènes circulants et surcharge le foie
- Sucres raffinés et ultra-transformés : alimentent l’inflammation et la résistance à l’insuline
- Soja non fermenté : ses phyto-œstrogènes sont controversés dans le contexte d’une maladie œstrogéno-dépendante. À consommer avec modération
2. Micronutrition ciblée
| Nutriment | Rôle dans l’endométriose | Dosage suggéré |
|---|---|---|
| Oméga-3 (EPA+DHA) | Anti-inflammatoire, réduit PGE2 et douleurs | 2 000 mg/jour |
| Magnésium bisglycinate | Antispasmodique, relaxant musculaire, soutien nerveux | 300-400 mg/jour |
| Vitamine D3 | Immunomodulateur, anti-inflammatoire, anti-prolifératif | 2 000-4 000 UI/jour |
| NAC (N-acétylcystéine) | Antioxydant puissant, réduit la taille des endométriomes (étude italienne) | 600 mg x 3/jour |
| Zinc bisglycinate | Anti-inflammatoire, soutien immunitaire, cicatrisation | 15-30 mg/jour |
| Curcumine (+ pipérine) | Anti-inflammatoire, inhibe l’angiogenèse des lésions | 500-1 000 mg/jour |
| Vitamine B6 | Soutien du foie dans la détox des œstrogènes | 25-50 mg/jour |
| Fer bisglycinate | Compenser les pertes liées aux règles abondantes | Selon ferritine |
💡 Le conseil de Mary : Ne lance pas 8 compléments en même temps. Commence par les fondamentaux : oméga-3, magnésium et vitamine D. Après 4 semaines, ajoute la NAC et le zinc si besoin. Fais toujours un bilan sanguin avant de supplémenter en fer et adapte les doses avec ton naturopathe ou médecin.
3. Phytothérapie et plantes utiles
Certaines plantes sont particulièrement intéressantes dans l’accompagnement de l’endométriose :
- Curcuma (Curcuma longa) : la curcumine est un puissant anti-inflammatoire qui inhibe les voies NF-kB impliquées dans la croissance des lésions endométriosiques. Choisis un extrait standardisé avec pipérine ou sous forme liposomale pour une meilleure absorption
- Achillée millefeuille : antispasmodique et anti-inflammatoire, elle possède une activité « progestérone-like » qui peut rééquilibrer le ratio œstrogènes/progestérone
- Chardon-Marie : soutient le foie dans la détoxification des œstrogènes. La silymarine protège les cellules hépatiques
- Gattilier (Vitex agnus-castus) : régulateur hormonal qui soutient la progestérone. À utiliser avec prudence dans l’endométriose (demande l’avis de ton praticien)
- Boswellia serrata : anti-inflammatoire puissant qui inhibe la 5-lipoxygénase, une enzyme impliquée dans l’inflammation endométriosique
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4. Santé intestinale et microbiote
Le lien entre endométriose et intestin est de plus en plus documenté. Les femmes atteintes d’endométriose présentent fréquemment une dysbiose intestinale (déséquilibre du microbiote), une hyperperméabilité intestinale (leaky gut) et des symptômes digestifs qui chevauchent ceux du syndrome de l’intestin irritable.
L’estrobolome (les bactéries intestinales qui métabolisent les œstrogènes) joue un rôle crucial : un estrobolome déséquilibré peut réactiver des œstrogènes que le foie avait désactivés, alimentant la maladie. Pour soutenir ton microbiote :
- Probiotiques : Lactobacillus et Bifidobacterium. Des études montrent une amélioration des symptômes digestifs et une réduction des marqueurs inflammatoires
- L-glutamine (3-5 g/jour) : répare la muqueuse intestinale en cas d’hyperperméabilité
- Fibres prébiotiques : ail, oignon, poireau, topinambour nourrissent les bonnes bactéries
- Éviction temporaire des FODMAPs : en cas de symptômes digestifs sévères, un régime pauvre en FODMAPs pendant 4 à 6 semaines peut soulager, suivi d’une réintroduction progressive
5. Gestion du stress et de la douleur
La douleur chronique et le stress forment un cercle vicieux : le stress augmente le cortisol, qui augmente l’inflammation, qui augmente la douleur. Briser ce cercle est essentiel. Pour un protocole anti-cortisol complet, consulte notre article sur le cortisol élevé.
- Cohérence cardiaque : 5 minutes, 3 fois/jour. La méthode 365 (3x/jour, 6 respirations/min, pendant 5 min) réduit le cortisol de 20 % en 3 semaines
- Yoga doux : les postures de yoga adapté à l’endométriose réduisent la douleur et améliorent la qualité de vie (études publiées dans Journal of Alternative and Complementary Medicine)
- Méditation de pleine conscience : réduit la sensibilisation centrale à la douleur
- Chaleur locale : bouillotte sur le bas-ventre. Aussi efficace que l’ibuprofène pour les crampes légères à modérées selon certaines études
- Aromathérapie : huile essentielle d’estragon ou de basilic exotique diluée dans une huile végétale, en massage sur le bas-ventre
6. Réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens
Les perturbateurs endocriniens (dioxines, bisphénols, phtalates, pesticides) sont associés à un risque accru d’endométriose et peuvent aggraver les symptômes en augmentant la charge œstrogénique. Gestes concrets :
- Fruits et légumes bio (au minimum les « dirty dozen »)
- Pas de plastique alimentaire chauffé (ni micro-ondes, ni lave-vaisselle pour les plastiques)
- Cosmétiques certifiés bio, sans parabènes ni phtalates
- Protections hygiéniques bio (coton non blanchi, cup en silicone médical)
- Filtrer l’eau de boisson (filtre à charbon actif minimum)
- Aérer ton logement quotidiennement (les PE s’accumulent dans l’air intérieur)
Endométriose et fertilité : ce qu’il faut savoir
L’endométriose est retrouvée chez 30 à 40 % des femmes infertiles. Mais une endométriose ne signifie pas infertilité. Beaucoup de femmes atteintes conçoivent naturellement ou avec une aide médicale.
Les mécanismes qui affectent la fertilité :
- Les adhérences peuvent modifier l’anatomie pelvienne et entraver la rencontre ovocyte-spermatozoïde
- Les endométriomes peuvent altérer la réserve ovarienne
- L’inflammation du liquide péritonéal peut être toxique pour les gamètes
- L’endomètre peut être moins réceptif à l’implantation de l’embryon
Si tu as un désir de grossesse et une endométriose, consulte un spécialiste en fertilité. Les options incluent la stimulation ovarienne, l’insémination intra-utérine (IIU) ou la fécondation in vitro (FIV). La chirurgie d’exérèse des lésions peut aussi améliorer les chances de grossesse naturelle dans certains cas.
En naturopathie, préparer le terrain avant une PMA (procréation médicalement assistée) avec une alimentation anti-inflammatoire, une micronutrition adaptée et une gestion du stress peut optimiser les chances de succès.
Traitements médicaux : l’essentiel à connaître
La naturopathie ne remplace pas les traitements médicaux. Voici les options conventionnelles pour situer la prise en charge globale :
Traitements hormonaux
- Pilule en continu : supprime les règles et réduit la stimulation œstrogénique des lésions. C’est souvent le accompagnement de première intention
- Progestatifs : dienogest (Visanne®), l’un des traitements les plus prescrits, spécifiquement développé pour l’endométriose
- Agonistes de la GnRH : créent une ménopause artificielle temporaire. Réservés aux formes sévères en raison des effets secondaires
- DIU hormonal (Mirena®) : libère de la progestérone localement, réduit les saignements et la douleur
Chirurgie
- Cœlioscopie d’exérèse : ablation des lésions par chirurgie mini-invasive. Recommandée quand les douleurs résistent aux traitements médicaux ou en cas d’infertilité
- Chirurgie radicale (hystérectomie) : en dernier recours, pour les cas sévères réfractaires. Ne garantit pas la disparition de la maladie
Approches complémentaires reconnues par la HAS
- Kinésithérapie pelvienne : rééducation du plancher pelvien, soulagement des douleurs
- Ostéopathie : libération des tensions et des adhérences
- Sophrologie : gestion de la douleur par le souffle et la visualisation
- Acupuncture : des études montrent une réduction de la douleur endométriosique
Erreurs fréquentes dans l’accompagnement de l’endométriose
Erreur n°1 : croire qu’un régime va « retrouver l’équilibre » l’endométriose
Aucun régime ne fait disparaître les lésions. L’alimentation anti-inflammatoire réduit les symptômes et améliore la qualité de vie, mais ce n’est pas un accompagnement curatif. Méfie-toi des promesses de « rééquilibrage » par l’alimentation seule.
Erreur n°2 : refuser tout accompagnement médical au profit du « tout naturel »
Les traitements hormonaux et la chirurgie sont parfois indispensables, notamment pour préserver la fertilité ou quand la douleur est invalidante. Les approches naturelles sont un complément, pas un remplacement. La meilleure prise en charge est intégrative : médecine conventionnelle + naturopathie.
Erreur n°3 : se supplémenter sans bilan
Le fer n’est pas indiqué si ta ferritine est normale. L’iode en excès peut aggraver une thyroïdite associée. Fais toujours un bilan sanguin avant de commencer un protocole de compléments, surtout en cas de maladie inflammatoire chronique.
Vivre avec l’endométriose : ce que la science apprend en 2026
Le test salivaire Endotest®
Développé par la société française ZIWIG et recommandé par la HAS, ce test identifie une signature de 109 microARN dans la salive. Il promet de réduire drastiquement le délai diagnostique de 7 ans à quelques semaines. Un changement de paradigme pour les millions de femmes en errance diagnostique.
L’axe intestin-endométriose
Les recherches sur le microbiote et l’endométriose explosent. Le concept d’« endo-microbiote » suggère que les bactéries intestinales et endo-pelviennes jouent un rôle actif dans la progression de la maladie. Des études sur les probiotiques spécifiques sont en cours.
Vers une médecine personnalisée
L’avenir du accompagnement de l’endométriose passe par la médecine personnalisée : identifier le profil inflammatoire, hormonal et immunitaire de chaque patiente pour adapter le accompagnement. La naturopathie, avec son approche individualisée, est naturellement alignée avec cette vision.
Ce qu’il faut retenir
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui touche 1 femme sur 10. Elle provoque des douleurs invalidantes, des troubles digestifs, une fatigue intense et peut affecter la fertilité. Le diagnostic reste trop long (7 ans en moyenne), mais les avancées comme le test salivaire Endotest® changent la donne.
Si tu es atteinte d’endométriose, une prise en charge intégrative combinant médecine conventionnelle et naturopathie peut significativement améliorer ta qualité de vie : alimentation anti-inflammatoire, micronutrition ciblée (oméga-3, magnésium, vitamine D, NAC), soutien du microbiote, gestion du stress et réduction des perturbateurs endocriniens.
Tu n’es pas seule. Tu n’es pas responsable de ta maladie. Et tu mérites une prise en charge à la hauteur de ce que tu traverses.
Découvre aussi nos articles sur la dominance en œstrogènes, le dérèglement hormonal femme, et les 10 signes de dérèglement hormonal. Suis Mary sur Instagram @mary.naturopathe.
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« L’alimentation anti-inflammatoire et les oméga-3 ont réduit mes douleurs de 60 %. Je ne peux plus m’en passer. », Julie, 32 ans, endo stade III
FAQ : endométriose
Qu’est-ce que l’endométriose exactement ?
L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique dans laquelle du tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse utérine) se développe en dehors de l’utérus : sur les ovaires, les trompes, le péritoine, l’intestin ou la vessie. Ce tissu réagit aux hormones du cycle, s’épaissit et saigne, provoquant inflammation, douleurs et adhérences. Elle touche 1 femme sur 10 en France.
Peut-on tomber enceinte avec de l’endométriose ?
Oui. Même si 30 à 40 % des femmes atteintes rencontrent des difficultés de fertilité, beaucoup conçoivent naturellement. En cas de difficulté, des techniques comme la FIV, l’IIU ou la chirurgie d’exérèse peuvent aider. La clé : consulter un spécialiste en fertilité rapidement, surtout après 35 ans, pour ne pas perdre de temps.
L’endométriose peut-elle disparaître naturellement ?
L’endométriose est une maladie chronique qui ne « disparaît » pas spontanément. Les symptômes peuvent diminuer pendant la grossesse (les hormones de grossesse réduisent l’activité des lésions) ou après la ménopause (chute des œstrogènes). Mais il arrive que les lésions persistent. Les traitements visent à soulager les symptômes et à ralentir la progression, pas à retrouver l’équilibre définitivement.
Le régime sans gluten aide-t-il pour l’endométriose ?
Une étude italienne (Marziali et al.) a montré une réduction significative de la douleur chez 75 % des femmes atteintes d’endométriose après 12 mois de régime sans gluten. L’hypothèse : le gluten augmente la perméabilité intestinale et l’inflammation systémique, qui aggravent les symptômes. Ce n’est pas un accompagnement, mais un essai de 3 mois peut valoir la peine si tu as des troubles digestifs associés.
Quels sont les meilleurs compléments pour l’endométriose ?
Les plus étudiés et recommandés sont : les oméga-3 (anti-inflammatoire), le magnésium (antispasmodique), la vitamine D (immunomodulateur), la NAC (antioxydant, réduit les endométriomes), le zinc (anti-inflammatoire) et la curcumine (inhibe la croissance des lésions). Commence par les fondamentaux (oméga-3 + magnésium + vitamine D) et ajoute progressivement les autres selon tes besoins, toujours avec l’avis d’un professionnel.
Comment obtenir un diagnostic d’endométriose ?
Le parcours diagnostique passe par un interrogatoire clinique, un examen gynécologique, une échographie pelvienne endovaginale et une IRM pelvienne, réalisés de préférence par des spécialistes de l’endométriose. Le test salivaire Endotest® est recommandé par la HAS quand l’imagerie est non concluante. La cœlioscopie diagnostique n’est plus recommandée en première intention. Demande à être orientée vers un centre expert en endométriose.
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